samedi 26 novembre 2016

Bergeron, Claire - Une justice à la dérive


Éditions Druide
Publié en février 2015

Tiré d'un fait vécu, littérature québécoise

Présentation de l’éditeur

Ce roman s’ouvre par un procès qui nous fait revivre une troublante page d’histoire. Inspiré d’un fait vécu en Abitibi, il raconte les répercussions tragiques d’une cause bâclée. À vingt ans, amoureux et sans le sou, Florent commet un larcin qui transformera la vie des siens en cauchemar. Mal défendu par son avocat, mais soutenu par sa famille, ce fils ainé d’une fratrie de onze enfants sera douloureusement confronté à une justice défaillante.


Résumé

Quand Florent est reconnu coupable de meurtre prémédité et condamné à la peine capitale, c’est la vie de toute sa famille qui fait naufrage. Croyant leur fils coupable d’un vol ayant mal tourné, les Lamonde découvrent, désespérés, l’incompétence de leur avocat, tandis que la pauvreté les rend sans voix en haut lieu. Le journaliste Bernard Saint-Onge et le juge Alban Chavigny — ardent militant pour l’abolition de la peine de mort et mystérieux ami surgi du passé d’Hortense, la grand-mère de Florent — chercheront l’argument indéniable qui leur permettra de stopper l’irréparable. Mais leurs voix risquent de se perdre : en 1945, la guerre tire à sa fin, et avec toutes ces mères qui pleurent des héros tombés au champ d’honneur, les larmes de celle d’un assassin, si jeune soit-il, parviendront-elles à attendrir les juges de la Cour d’appel ?

Mon avis

Quel triste récit que l’histoire de ce jeune Florent Lamonde qui donne sa paie de tout un hiver au chantier pour faire soigner son frère atteint de tuberculose! Il avait demandé à son père de garder ses gages, car il voulait épouser sa belle Irena au printemps, mais il n’a pu refuser de donner l’argent à sa grand-mère lorsqu’elle le lui a demandé pour envoyer Justin au sanatorium. Il était certain que son amoureuse comprendrait et accepterait de retarder leur mariage d’un an.

Malheureusement, lorsqu’il lui en a parlé cela ne s’est pas passé comme prévu, elle ne voulait pas attendre une autre année avant de se marier et dans un moment de désespoir Florent est allé voler l’argent de leur voisine et le voilà accusé de meurtre. À cause de la manière de s’exprimer en avouant aux policiers lors de son interrogatoire : « La mort de madame Henriette, c’est de ma faute, j’ai agi par découragement amoureux, je voulais me marier et je n’avais pas d’argent » alors lorsqu’il passe en cours, les jurés le déclarent très rapidement coupable et le juge le condamne à la pendaison. Il faut dire que son avocat nommé d’office ne s’est pas forcé à le défendre et n’a pas fait entendre le témoignage de l’accusé, le croyant lui-même coupable.

Le doux Florent est emprisonné et c’est un juge à la retraite et le journaliste qui a suivi le procès qui mènent une enquête afin d’arriver avec des faits nouveaux pour faire commuer la peine.

J’ai dévoré ce livre avec le cœur gros comme « ça » sachant que ce récit est tiré d’un fait vécu. J’ai tout simplement adoré ce roman qui est un gros coup .

À lire absolument, d’autant plus qu’il y a un pan de notre histoire relaté concernant l’abolition de la peine de mort.

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