dimanche 21 février 2016

Holmqvist, Ninni - L'Unité


Éditeur : Le livre de Poche
Paru en janvier 2014

Dystopie, fiction, littérature suédoise

Résumé

Parce qu’elle vient d’avoir 50 ans et qu’elle est célibataire, Dorrit est devenue « superflue » et, à ce titre, doit rejoindre l’Unité. Un appartement lumineux et confortable, agrémenté de micros et de caméras de surveillance, lui a été réservé. Un écran de télévision, mais pas de téléphone ni Internet pour communiquer avec l’extérieur… En plus d’être logés, les résidents sont nourris, bénéficient de soins médicaux et peuvent consacrer leur temps au loisir de leur choix. Les nouveaux arrivants sont chaleureusement accueillis… avant d’être affectés à des groupes d’expérimentations médicales humaines. Le corps de Dorrit ne lui appartient plus : à chaque instant on peut lui prélever un organe au bénéfice de ceux qui vivent à l’extérieur et qui sont encore « utiles ». Tout est prévu dans le moindre détail. Sauf une rencontre qui va tout changer.

Mon avis

Quel roman! Une histoire complètement différente de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. L’auteure ne nous situe pas dans le temps et ne nous donne aucune indication à savoir où est exactement l’Unité en Europe.

Tout ce que l’on sait, c’est qu’à l’âge de 50 ans pour les femmes et de 60 pour les hommes, les personnes qui n’ont aucune obligation, pas d’enfants ni de professions comme sage-femme, infirmier, soignant ou autres dans les soins à la population, sont considérées comme « superflus », ramassées et emmenées à l’Unité. Endroit qui à première vue pourrait être comme un tout-inclus pour aînés, mais qui est loin d’être un lieu de villégiature.

L’idée de l’Unité est venue à un parti populiste et ensuite, il y a eu un référendum avec un programme accepté et une loi votée alors que Dorrit avait plus de 30 ans.

Et c’est à cet endroit qu’habite maintenant cette dernière depuis février (mois de son anniversaire) avec tous les autres qui ne servent plus rien à la société extérieure.

Mais, ici à l’Unité, leurs corps sont utiles qui pour l’un, est utilisé comme cobaye pour l’étude d’un nouveau médicament, qui pour un autre, reçoit des radiations ou encore pour ce groupe qui doit faire des tests d’endurance, et ce, sans parler de l’ablation d’organes qui sont transplantés aux « nécessaires » qui sans ce rein ou ce morceau de foie mourront.

Ce roman n’a pas une intrigue à tout casser, mais ce que l’on y découvre nous donne froid dans le dos et est assez troublant. Est-ce que cela pourrait être une réalité dans un avenir prochain?

J’ai bien aimé ce livre qui est le premier écrit par Nini Holmqvist et je garde en note son nom pour surveiller ses écrits futurs.

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