dimanche 28 février 2016

Bergeron, Claire - Quand les femmes étaient des ombres


Éditions Druide
Paru en mars 2014

Littérature québécoise, roman contemporain

Présentation de l’éditeur

Alors que commence le vingtième siècle, au Québec, les hommes dirigent tout. Sans statut social, sans droit de vote et sans pouvoir sur leur propre corps, les femmes sont, dit-on, les reines du foyer.
Deux d’entre elles, dans l’ardeur confiante de leur jeunesse, tenteront un pas en avant, au risque de provoquer bien des drames.
Ludivine, jeune Française immigrée à Montréal, est l’épouse d’un carriériste député à l’Assemblée législative, et elle dérange avec son féminisme, alors qu’Angélique, à Ville-Marie, prie pour le retour de son fiancé aventurier, afin de ne pas être contrainte d’abandonner le fruit de leur amour interdit.
Ces femmes, sans rien en commun à l’origine, emportées par une époque bouleversée — la migration des Canadiens français vers les États-Unis, la Grande Guerre, la grippe espagnole et le krach de 1929 —, verront la magie des hasards les réunir.
Au fil de leurs destins croisés se dénoueront les intrigues. Mais dans leur quête d’amour et de liberté, trouveront-elles encore suffisamment de force pour faire évoluer les mentalités et vivre enfin cette plénitude à laquelle elles aspirent ?

Mon avis

Début des années 1900, les hommes ont la main mise sur tout, les femmes ne sont rien et pour leur dorer la pilule, les époux leur disaient qu’elles sont les reines de leurs foyers, et qu’il est de leur devoir de leur éviter les tracas du monde du travail et de la politique.

Ludivine Frémont et Angélique Leblanc auraient dû naître au vingt-et unième siècle, ah puis non, elles étaient là au bon endroit et au bon moment et ce sont des femmes comme elles qui ont tracé le chemin pour nous libérer de cet asservissement envers les hommes.

L’auteure nous décrit très bien tout ce que l’on sait sur le cheminement des femmes en ces années. Ce roman n’est pas classé historique, mais il aurait pu l’être. Le récit est divisé entre ces deux femmes qui au commencement du livre ne se connaissent pas, mais qui pour l’une doit obéir à un mari ayant une ambition dévorante et pour l’autre, à un père pour qui, l’honneur de la famille est plus important que tout le reste.

Ces jolies dames ont connu une vie de richesse, qui pour Ludivine lui parvient de l’héritage de son oncle et qu’elle a dû selon l’époque, laisser gérer par son mari et Angélique étant fille de notaire, vivait déjà dans un milieu aisé.

Mais attention, le paraître était beau et si on s’arrête à cela tout est parfait. Dans le cœur de ces femmes, c’était autre chose. Ce n’est que lorsque les enfants seront adultes, qu’elles trouveront la paix intérieure et seront enfin heureuses.

Comme tous les écrits relatant cette époque, l’Église catholique est très présente dans la vie de tous ces gens pour le plus grand bonheur de ces messieurs.

J’ai adoré cette histoire qui m’a émue et est venue me chercher au plus haut point. C’est le troisième livre que je lis de cette auteure et comme pour «La promesse d’Émile» c’est un autre coup de .

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