dimanche 24 mai 2015

Cherian, Anne - Une bonne épouse indienne




Éditions Gallimard
Collection Folio
Parution : juin 2011

Roman contemporain, Littérature Indienne

Présentation de l’éditeur

Neel a beau avoir étudié aux États-Unis et être devenu un brillant anesthésiste dans un grand hôpital de San Francisco, il n’échappera pas à un mariage arrangé – une tradition presque immuable en Inde. Au cours d’un bref voyage pour voir sa famille, le piège se referme et le voilà lié à Leila, qu’il n’a vue qu’une seule fois.

Certes, elle est belle, douce, cultivée, intelligente, mais il n'en veut pas. Il préfère, de loin, son explosive maîtresse californienne. Ce qu'il ne sait pas, c'est que Leila va attendre son heure et, sans bruit, sans drames, sans scènes, réserver à son époux bien des surprises.

Avec ce premier roman, Anne Cherian porte un regard surprenant sur les mariages arrangés et nous offre, entre Orient et Occident, une histoire d’amour comme une bouffée d’air pur.

Mon avis

D’habitude, ce genre de livre m’intéresse moins, mais pour celui-ci vu que l’auteure est née en Inde, a habité le Bangalore, la Californie et vit maintenant à Los Angeles, je me suis dit que ce serait peut-être bien que je découvre la culture de son pays natal raconté par elle, une dame américanisée qui nous présente l’Inde avec une vue de l’extérieur.

Effectivement, je ne me suis pas trompée et c’est avec Suneel (un Indien qui a maintenant son passeport américain) que nous découvrons l’Inde, endroit où il ne veut pas retourner, car il sait que sa famille cherche juste à le marier avec une gentille fille de son pays.

L’Orient, c’est également Leila qui nous l’apporte par la vision de son pays, ses coutumes, la manière dont sa mère « Amma » agit avec ses filles, les mariages arrangés et les mots qu’il ne faut pas dire, car cela porte malheur.

En Inde, les jeunes filles doivent s’asseoir en avant des bus, mais Leila s’est assise à l’arrière et y a rencontré un jeune homme avec qui elle s’est même permis d’aller au cinéma. Quelle honte pour la famille! Il ne faut pas que cela se sache, sinon jamais elle ne pourrait se marier à quelqu’un de bien et cela pourrait même nuire à ses sœurs!

Il est intéressant de connaître les différences en l’Orient et l’Occident, pays où a choisi de vivre Suneel après ses études en médecine. La liberté sexuelle, le féminisme et le droit des femmes à sortir seule sans être accompagnée d’un homme.

La vie aux États-Unis est loin d’être facile pour ces immigrants qui désirent s’intégrer et se fondre dans la masse, car il y a toujours la couleur de la peau qui fait une différence. Pour certains, ces gens seront toujours des « Sikhs »conduisant des taxis et ayant de la difficulté à parler anglais.

Mais le plus difficile, c’est Leila qui le vit. Mariée à 30 ans avec un homme qui ne l’aime pas et qui doit se construire une vie en Amérique toute seule. Son courage m’a impressionnée et sa soumission pour ne pas dire son côté « bonasse » m’a fait enrager plus d’une fois, mais il faut comprendre que par son éducation, elle n’a jamais pensé qu’elle pouvait agir autrement. Autres pays, autres mœurs.


Plusieurs passages portent à réflexions. J’ai dévoré ce livre romancé à souhait et je vous en conseille la lecture.

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