lundi 29 décembre 2014

Jean, Michel - Le vent en parle encore


Éditions Libre Expression
Paru en septembre 2013

Littérature québécoise (tiré d’un fait vécu)

Présentation de l’éditeur

À quatorze ans,
Virginie, Marie et Thomas
sont arrachés à leur famille sur ordre du gouvernement canadien. Avec les autres jeunes du village, ils sont envoyés, en avion, dans un pensionnat perdu sur une île à près de 1 000 kilomètres de chez eux pour y être éduqués. On leur coupe les cheveux, on les lave et on leur donne un uniforme. Il leur est interdit de parler leur langue. Leur nom n’existe plus, ils sont désormais un numéro.

Soixante-dix-sept ans plus tard, l’avocate Audrey Duval cherche à comprendre ce qui s’est passé à Fort George, l’île maudite balayée par l’impitoyable vent du large, et ce qu’il est advenu des trois jeunes disparus mystérieusement.

Une histoire où l’amour et l’amitié
offrent les seuls remparts
contre les agressions et la violence.

Dans son quatrième roman, l’écrivain et journaliste innu MICHEL JEAN expose l’histoire méconnue de ces jeunes Amérindiens envoyés de force dans des pensionnats éloignés. Avec un style sobre et senti, l’auteur lève le voile sur une des pages sombres de notre histoire. Un livre puissant et d’une indéniable actualité au moment où la Commission de vérité et réconciliation du Canada cherche à réparer les blessures du passé chez les anciens pensionnaires.

Mon avis

Quel récit! Je ne connaissais pas ce pan de notre histoire qui ne nous a jamais été racontée en classe pendant les cours « de notre belle histoire du Canada » où tout le monde était beau, tout le monde était gentil…

Et encore une fois, qu’est que l’on découvre dans ce livre? Hé oui! Vous l’avez deviné, le clergé qui était partout à cette époque.

Ce livre nous raconte la vie de trois jeunes, Virginie, Thomas et Marie et c'est par l’entremise de cette dernière qui, lorsqu’elle sort des brumes de la boisson, révèle à l’avocate Audrey Duval (qui a pris ce dossier probono) afin de retracer toutes les personnes qui n’ont pas réclamé leur dû, suite à une entente conclue lors d’un recours collectif et qui sont sur la liste pour dédommagement, vu qu’ils ont été pensionnaires à Fort George en 1936.

Ce que je viens de découvrir est d’une tristesse inimaginable. L’ignominie de la majorité des responsables de ce pensionnat est d’une écœuranterie, autant hommes que femmes, ils ne valaient pas mieux l’un que l’autre.

Les enfants se voient attribuer un numéro au lieu de leur nom, ils ne peuvent plus parler leur langue, juste le français, ils sont battus, violés, mal-nourris, pas soignés et même, certains d’entre eux, se suicident.

Je suis sous le choc de ce que j’ai appris, car même si l’auteur romance son récit, il y a toute l’horreur en arrière-plan.

Il faut lire ce livre ABSOLUMENT, ne passez pas à côté, car malgré tous les sévices que ces jeunes ont subis, il y a de l’amitié et de l’amour également.

Je n’ai qu’un regret, c’est d’avoir tant tardé à lire cette histoire, qui est un énorme coup de 


5 commentaires:

  1. Décidément je ne lis que du bien de cet auteur, que je ne connais encore que comme journaliste!

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    1. Moi aussi, je ne le connaissais que comme journaliste. Il a une superbe de belle plume. N'hésite pas à le lire.

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  2. Je suis vraiment ravie que ça t'ait plu! J'avais aussi beaucoup aimé. Du même auteur, Elle et nous est aussi superbe. Il parle de sa grand-mère Innu!

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    1. Merci pour la suggestion. Je vais essayer de mettre la main sur ce livre. C'est une belle découverte que cet auteur et ce, grâce à votre défi.

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  3. J'aime beaucoup l'écriture de Michel Jean. Karine a raison; procure-toi au plus vite Elle et nous: Un coup de coeur pour moi.

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