dimanche 22 décembre 2013

Wilhelmy, Pascale - Où vont les guêpes quand il fait froid?


Éditions Libre Expression, 2013
176 pages
ISBN 978-2-76480-915-0

Roman contemporain

Quatrième de couverture

«L’an dernier, j’avais croisé un nid de guêpes tombé par terre, comme un énorme paquet de cendres.

- Où vont les guêpes quand il fait froid? lui avais-je demandé.

- Elles ne vont à nulle part, elles meurent toutes à l’automne.

- Elle est triste, ton histoire, avais-je répliqué.

- Ce n’est pas une histoire. C’est la vie. On meurt à tous les jours.
J’aurais dû m’en douter.»

Après des années d'errance sentimentale, une femme trouve l'amour auprès d'un homme qui la protégera, enfin. Sept mois plus tard, il s'enlève la vie. Le choc est si brutal qu'elle en perd la voix. Où vont les guêpes quand il fait froid? raconte sa lente remontée à la surface, vers la lumière, vers ses enfants, ses amis, vers la vie qui continue. Vers le désir, surtout, impérieux, qui refuse d'abdiquer, vers la peau qui guérit.

Comment dire l'indicible? Comment parler du départ de l'être aimé, face auquel les paroles font souvent défaut? Pascale Wilhelmy y parvient, avec sensibilité et une économie de mots qui laisse toute la place à l'émotion.

Mon avis

Ce récit nous relate la vie d’une femme (dont nous découvrirons le prénom seulement à la toute fin) qui peine à se remettre du suicide de son amoureux. L’homme de sa vie, celui qu’elle fréquentait depuis sept mois. Et elle n’a rien vu venir, son Laurent… Elle cherche désespérément ce qui a pu se passer, ce qu’elle a fait ou n’a pas fait pour qu’il en arrive à poser ce geste fatal.

C’est une très belle histoire touchante, mais tellement triste et émouvante que nous raconte Pascale Wilhelmy. C’est également une personne à ramasser à la petite cuillère qui essaie de s’en sortir avec l’aide de ses enfants et de ses amies, mais… toujours ce mal-être qu’elle vit et qui ne veut pas la lâcher depuis cette journée où elle a appris la terrible nouvelle.

Même si j’ai bien aimé cette lecture, je ne suis pas à l’aise avec ce genre d’écriture qui ne comprend pratiquement pas de dialogue. Heureusement qu’il n’y avait pas 500 pages, car j’aurais abandonné avant, mais je vous suggère quand même de le lire.

3 commentaires:

  1. C'est fou mais depuis que je l'ai entendu parler de son roman (en long pis en large) en entrevue (Tout le monde en parle et surtout à l'émission de son ''chum'' Denis Lévesque, j'ai pas le goût de le lire.

    hep gentille dame, je profite de ce petit mot pour te souhaiter, ainsi qu'à tous les tiens un très beau Noël.

    À bientôt.

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    1. Tu sais c'est un bon roman quand même, c'est le style qui me dérange. Il y a tellement de bons romans à lire que je te dirais, suis ton intuition. Je file chez toi. :-)

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    2. Je voulais te souhaiter mes bons vœux chez toi mais impossible de te laisser un message. Je réesseyerai plus tard.

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