dimanche 24 février 2013

Senécal, Patrick - Malphas 1. Le cas des casiers carnassiers


Éditions Alire inc., 2011
337 pages
ISBN 978-2-89615-076-2

Fantastique québécois

Quatrième de couverture

Je m’appelle Julien Sarkozy. Oui, oui, je me prénomme bien Julien! Professeur de littérature, j’étais fin prêt il y a quelques jours pour ma première session au cégep de Malphas. Le directeur pédagogique, Rupert Archlax, m’avait annoncé que j’aurais trois groupes dans le cours 102. Comme c’est celui qui se donne pendant la session d’hiver et que nous étions en août, j’avais tout de suite compris que mes élèves seraient ceux qui avaient coulé le cours à la dernière session.

Pour un professeur qui a quatorze années d’ancienneté – les trois premières à Montréal, les autres à Drummondville –, ce n’est pas la situation rêvée. Mais je ne me suis pas plaint : après ce qui est arrivé l’an dernier, je… Enfin, disons que j’étais simplement heureux de pouvoir continuer à enseigner et que le cégep de Malphas, qui est si reculé que même Internet haute vitesse n’est pas encore rendu ici, représentait ma dernière chance !

Et puis, comme je venais de vivre un divorce pénible, je croyais que l’éloignement et le calme allaient m’être bénéfiques. Mais j’ai vite déchanté en ce qui concerne le calme, car Malphas n’est vraiment pas un cégep comme les autres. Tellement que j’en suis à me demander combien il me restera d’étudiants en vie à la fin de la session…

Ce que j’en pense

Wouach, tordu pire encore que tous ceux que j’ai déjà lus à date, ce premier volume d’une série de probablement quatre à ce que l’auteur aurait déclaré en entrevue, a su dès la première page capter mon intérêt et le garder jusqu’à la toute fin.

De plus, cette histoire a un côté osé pour lecteurs adultes. Ceux qui connaissent bien Senécal et qui aiment son écriture seront comblés, que dis-je au septième ciel. Non seulement le langage est cru et vulgaire, mais les scènes sont tellement explicites que l’on ferme les yeux juste un peu et tout se déroule comme un film devant nous.

Pour en revenir au cégep de Malphas, tout y est bizarre des étudiants aux professeurs. Mais, ils sont à Saint-Trailouin, un trou perdu au milieu de nulle part. Alors, lire que les corbeaux parlent, qu’une sorcière pratique la magie noire et que les policiers ne font rien pour trouver pourquoi il y a tant de gens qui décèdent de manière étrange semble on ne peut plus normal.

Deux petites choses m’ont dérangée, je dirais plutôt tapé sur les nerfs, c’est le « ma chouette » utilisée à toutes les sauces et les sacres qui n’ont rien apporté à la compréhension du texte. Excepté cela, j’ai adoré et si tout comme moi, vous aimez la plume de cet auteur, allez-y et gâtez-vous, cela en vaut vraiment la peine.

       

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