dimanche 22 juillet 2012

Laberge, Rosette - Maria Chapdelaine : Après la résignation


Éditions : Les Éditeurs Réunis
Pages :    434
ISBN :     978-2-89585-164-6

Roman contemporain québécois

Quatrième de couverture

Lac-Saint-Jean, 1908.

La jeune Maria Chapdelaine a renoncé à l’amour, par devoir, afin de transmettre l’héritage, de prendre le relais de sa mère et de ses ancêtres. C’est ainsi qu’elle se résigne à épouser Eutrope, dans un mariage terne et dénué de toute passion. Mais peu après la perte de sa mère, Maria se retrouve aux prises avec un autre deuil, lequel sera l’occasion d’un nouveau départ, de nouvelles aspirations.

Avant même qu’elle se soit remise de ses émotions, voilà que la belle se fait courtiser par plus d’un homme. Plutôt que de la flatter, toutes ces marques d’affection la font s’adonner à une grande colère, au pont où elle refusera de se marier définitivement.

Mais alors que Maria se retire quelque temps pour réfléchir à son avenir, un nouveau prétendant, plus difficile à ignorer entreprend de la séduire. Ouvrira-t-elle son cœur à cet intriguant jeune homme ? Se permettra-t-elle enfin d’accéder au véritable amour ?

Près de 100 ans après la parution du livre original de Louis Hémon, Maria Chapdelaine nous revient enfin dans une histoire chaleureuse et réconfortante qui habitera longtemps le cœur du lecteur.

Ce que j’en pense

Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’ai jamais lu « Maria Chapdelaine » de Louis Hémon. Donc, je ne peux faire de comparaison entre ces deux écrits.

Ici, l’histoire se passe à Péribonka au début du XXe siècle chez Samuel Chapdelaine. La jeune Maria, âgée de 17 ans, a perdu sa mère et doit s’occuper de la maisonnée, car elle a 4 frères, Da’Bé, Esdras, Tit’Bé et Télesphore ainsi qu’une jeune sœur Alma-Rose. Elle s’est fait la promesse de rester près des siens.

C’est surtout la vie de Maria qui nous est racontée à travers celle de sa famille. Pour les habitants en ces temps-là, rien n’était facile. Les garçons, les plus vieux devaient aller travailler au chantier l’hiver afin d’apporter des revenus à la maison et au printemps et à l’été, ils aidaient leur père à défricher les champs afin qu’ils soient cultivables.

Contrairement à bien d’autres auteurs qui placent le clergé bien en évidence, ici, le sujet est effleuré par-ci, par-là (il est surtout question de prières à la maison), mais sans plus.

J’ai bien ri aux facéties de Télesphore, cet adolescent différent, aussi costaud que son père, mais qui n’a pas plus de jugement qu’un enfant de 3 ans. Les grands-parents maternels qui habitent Saint-Prime sont très près de Maria et de sa petite sœur.

Dans la famille de Maria, personne ne sait lire, ni écrire, mais ils sont heureux quand même. Ils savent se contenter de peu, apprécier ce qu’ils ont et essaient d’améliorer leur sort.

Cet avis que je donne est assez vague et c’est exprès que je n'en dévoile pas plus, car je veux vous laisser le plaisir de découvrir vous-même la vie de Maria Chapdelaine et de sa famille. J’ai également omis de vous parler de ses amours et de celles de ses frères.

Cette auteure est une de nos belles plumes québécoises que je viens de découvrir. Je vous suggère la lecture de ce livre. Personnellement, j’ai adoré.

Transféré depuis over-blog, mon ancien blogue

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