mardi 17 juillet 2012

Billon, Pierre - L'ultime alliance



Éditions : Seuil, 1990
Pages :    572
ISBN :     2-02-012197-2

Fiction québécoise

Quatrième de couverture

Que se passe-t-il au Berghof, cet établissement qui était au début du siècle le sanatorium de La Montagne magique, et qui abrite aujourd’hui, à la fin de ce millénaire, un centre de recherche sur l’intelligence humaine ? Jacques, un jeune Canadien, s’y rend dans l’intention de faire la lumière sur l’accident cérébral qui, douze ans plus tôt, a terrassé son père, un neurochirurgien de réputation internationale. Se doute-t-il seulement que sa quête le mènera, de péripéties en rebondissements, à la découverte d’un phénomène qui menace l’avenir même de l’humanité ? Cette révélation apocalyptique lève un vent de panique dans son cœur, même si sa raison s’acharne à la réfuter. Auparavant, il imaginait la fin du monde avec des images de guerre des étoiles et d’holocauste nucléaire - alors, comment croire maintenant que le cataclysme final sera invisible et silencieux, que les signes avant-coureurs en sont le voyage d’un médecin suédois en Suisse, sa rencontre d’une femme énigmatique qui « trouve plus vite qu’elle ne cherche », et la livraison par un radieux matin d’été d’un télégramme compilant quelques statistiques sur des couples en attente d’un enfant qui jamais ne naîtra ?

Est-il temps encore ? Jorge d’Aquino et ses singuliers collaborateurs remettront-ils à l’heure l’horloge qui gouverne la reproduction de l’espèce humaine ? Ensemble, pourrons-nous renouer l’antique lien biologique et psychique qui nous unit à Gaïa ? Saurons-nous puiser aux infinies ressources de notre cerveau pour qu’enfin « l’intelligence fasse la paix avec la vie » ? Trouverons-nous assez vite la voie d’une Alliance ultime avec Sedna, cette puissance supérieure qui est le ferment de notre unité véritable, et qui se nourrit de la substance de nos rêves ?

Aussi bien devrions-nous, toutes affaires cessantes, monter dans le petit train rouge pagode à destination de Davos, et nous laisser entraîner en compagnie de Jacques et de Katja dans cette zone périlleuse entre le possible et le probable, jusqu’à nous poser avec eux la question : « Et si c’était vrai ? »

Ce que j’en pense

Enfin, je l’ai terminé. Ce que j’ai pu trouver cette lecture longue et fastidieuse par bout. Pourquoi ne l’ai-je pas abandonné ? Tout simplement parce qu’il fallait que je sache. Pierre Billon a le don de nous tenir en haleine même avec ses longueurs, son verbiage et le mélange de plusieurs langues (allemand, anglais, français).

Pour en revenir à l’histoire, celle-ci se situe au « Berghof », un ancien sanatorium du Davos en Suisse, qui est aujourd’hui converti en un centre de recherche sur l’intelligence humaine subventionné par la fondation Delphi.

Tout d’abord, nous retrouvons Jacques Carpentier qui s’y rend avec son jeune frère Didier. Ils sont les fils de l’éminent neurochirurgien Alexander Carpentier qui a eu un accident cérébral quelque douze ans plus tôt. Jacques se pose des questions à ce sujet et il veut en parler avec Jorge d’Aquino qui était le collègue de son père en ce temps pour en savoir plus sur la maladie de son père.

Nous retrouvons beaucoup de personnages dans ce gros pavé, en sus d’Aquino principal responsable du Berghof, il y a : Elisabeth Bodgan-Popesco (ancienne maîtresse d’Alexander); le Dr Lars Frakhental qui a reçu un prix Nobel en médecine et qui vient de découvrir une maladie « imaginaire » contagieuse; Tadeus Bubenblick, gérant au Berghof, il s’occupe de la gestion et officie comme chauffeur.

Nous retrouvons également les collaborateurs (qui sont en réalité des personnes sur qui sont faites des recherches ou pensionnaires, selon la raison de leur visite au centre), comme :
  • Léopold Bierans de Haan, personne ayant une mémoire phénoménale pour ne pas dire exceptionnelle; 
  • Gertrude Glück, celle qui lit dans les pensées;
  • le colonel Sergueï Tchakalov, cosmonaute russe qui ne rêve plus; 
  • l’Honorable William Fowler, ancien secrétaire d’État au Commonwealth qui voit son double et lui parle; 
  • Chouri qui parle le langage des signes avec son professeur Ado Hobayashi qui a un don spécial pour parler avec les animaux.
Toutes ces personnes nommées « collaborateurs » de qui je pourrais dire que le génie frôle la folie apportent la touche énigmatique de l’histoire. Et, je ne les ai pas tous nommés, il y en a encore bien d’autres.

Jacques va découvrir beaucoup plus que ce qu’il cherche. En fin de compte, je décrirais ce livre comme stupéfiant, dérangeant et surtout très intéressant.

Si vous vous sentez prêt à passer par-dessus les longueurs, vous découvrirez une excellente histoire que je ne décris pas comme un coup de cœur, non, mais que j’ai quand même bien aimé.
                                                                          

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