dimanche 1 janvier 2012

Tremblay-D'Essiambre, Louise - Mémoires d'un quartier 4 Bernadette


Éditions: Guy Saint-Jean
Pages:    325
ISBN:     978-2-89455-329-9

Roman contemporain québécois

Quatrième de couverture

À l'aube de ses trente-six ans, Bernadette Lacaille réalise soudainement que toute seule, elle ne vaut pas grand-chose. Elle habite la maison de sa belle-mère, Évangéline, elle cuisine dans ses casseroles, se sert de ses torchons pour faire le ménage. Elle ne possède rien. Cette prise de conscience, cette sensation de fragilité et de médiocrité lui laisse tout à coup un goût amer dans la bouche. 

Si elle travaillait, si Bernadette avait de l'argent, elle pourrait intervenir dans les projets de ses enfants; Laura et ses études universitaires, Antoine et sa mystérieuse activité du mardi et jeudi. Avec l'entrée à l'école de Charles, le petit dernier, elle a de plus en plus de temps livre et la vie serait tellement plus simple, plus belle si elle avait un peu d'argent à elle. 

Mais comment y arriver sans que Marcel ne s'offusque? Quatrième épisode des Mémoires d'un quartier, Bernadette explore les prémices de la libération et l'émancipation des femmes. Personnages plus grands que nature, les Lacaille et ceux qu'ils aiment sont maintenant en plein cœur d'une petite révolution tranquille, comme le Québec du début des années 1960...

Ce que j’en pense

Bernadette se rend compte qu’elle ne possède rien à part l’argent non utilisé lors de sa commande d’épicerie. Elle se sent tellement impuissante. Ses enfants vieillissent, se confient de moins en moins à elle et comme son petit Charles va en classe, les journées lui semblent plus longues.

Au fil des pages dans ce livre, nous retrouvons avec plaisir Laura qui est encore aux études, avec deux emplois partiels pour s’acheter un « char » comme elle dit. Antoine, secret comme avant, va Dieu sait où deux soirs par semaine. Marcel est toujours aussi bourru et la belle-mère s'ouvre de plus en plus à sa belle-fille.

Adrien visite sa famille lorsque sa mère est malade. Il aime discuter devant un bon café avec sa gentille belle-sœur.

Laura ne voit presque plus Francine Gariépy, qui maintenant travaille à la manufacture. Elle fait la connaissance d'Alicia, une jeune fille de son âge qu'elle considère bien vite comme une grande amie.

À la toute fin du récit, Évangéline fait une révélation surprenante à Bernadette. Cette dernière en reste bouche bée et n’en croit pas ses oreilles.

Mon intérêt va sans cesse croissant, aucune longueur ni répétition qui souvent deviennent redondantes lors de plusieurs tomes. Je veux mentionner que l’auteure effleure des événements historiques arrivés à cette époque, ce qui est très agréable et surtout instructif.

J’espère que mes avis vous convaincront qu’il faut absolument lire cette merveilleuse saga. Ce serait dommage de passer à côté.

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