dimanche 19 décembre 2010

Trevane, Jacky - FATWA condamnée à mort par les siens



Éditions : France Loisirs
Pages :   358
ISBN :     2-7441-8783-6

Fait vécu

Quatrième de couverture

« En vacances en Égypte alors que je n’avais que vingt-trois ans, je suis tombée follement amoureuse des yeux les plus profonds, les plus sombres, les plus beaux que j’ai jamais vus. Ils appartenaient à un jeune Égyptien. Dans les dix jours suivants notre rencontre, nous étions mariés. Dans les dix mois, nous avions notre première fille. Ma vie est peu à peu devenue un véritable cauchemar, jusqu’à ce que, huit ans plus tard, je parvienne à m’échapper, fuyant à travers le désert avec mes jeunes enfants… »

Le récit poignant d’une femme qui aura défié la loi – et la mort – pour sauver ses deux petites filles et leur offrir un avenir.

Ce que j’en pense

J’ai terminé ma lecture depuis environ deux jours et je cherche encore mes mots et mon souffle. Ce que subissent ces femmes musulmanes ne devraient jamais avoir leur raison d’être. Jacky Trevane nous raconte sa vie avec son bel Omar, ce jeune homme rencontré par hasard dont elle est tombée follement amoureuse. Ce gentil Omar, qui au début la portait sur le bout des doigts et qui, au fil des années, a fermé les doigts pour se servir de ses poings.

Je n’en reviens pas et n’en reviendrai jamais de ces batteurs de femmes et d’enfants peu importe leurs croyances. Mais dans ce récit, ce que je trouve bien pire encore, c’est que la famille d’Omar et la communauté où ils vivent ferment les yeux sur ces agissements.

Aucun « ÊTRE SUPRÊME » que dis-je, qu’on le nomme  « DIEU ou ALLAH » ne désire cela pour ses enfants.

Comment les hommes dont il est question dans ce livre, ont-ils pu déformer ainsi la signification des écrits du Coran pour en arriver à croire que c’est juste et bien ce qu’ils font.

Non seulement Jacky Trevane nous parle d’elle mais aussi, de ces autres femmes qui sont dans la même situation qu’elle. Ces femmes qui se soutiennent mutuellement et s’encouragent dans leur détresse et leur misère.

Je pourrais en écrire encore long mais je m’arrête ici. Je veux juste ajouter que ces " monstres" qui agissent ainsi me répugnent au plus point. (Les animaux mâles ont plus de respect pour leurs femelles et pourtant, ce sont les hommes qui sont censés être la race civilisée). Un livre à lire absolument.

Au sujet de l’auteure de ce livre, en troisième de couverture, on dit ceci : « Jacky Trevane est anglaise et mère de deux filles. Elle nous livre ici l’histoire terrifiante de sa vie en Égypte aux côtés de son mari musulman. Elle enseigne aujourd’hui les langues étrangères dans le nord de l’Angleterre. Jacky Trevane vit toujours sous la menace de la fatwa*.

Un court extrait du livre en deuxième de couverture

Je suis restée encore une minute à regarder les traits de mon mari avant de me rendre compte que j’étais en train de perdre un temps précieux. Dire que cet homme, autrefois l’époux idéal dont toute fille pouvait rêver, m’était devenu étranger; un étranger qui se levait chaque matin avec la certitude de pouvoir nous traiter comme bon lui semblait, au gré de ses humeurs, sachant que nous ne pourrions rien faire pour l’en empêcher. La seule issue était celle que j’étais en train de mettre en œuvre. Pourtant, s’il se réveillait trop tôt, s’il se rendait compte de notre fuite, il deviendrait fou, nous chercherait et nous tuerait. J’en étais persuadée.

*Fatwa = condamnation à mort dans ce cas-ci.

2 commentaires:

  1. je viens de le finir et je l'ai adoré. je suis d'accord avec toi mais ne juge pas trop vite la famille je pense que aucun membre de cette famille ne pouvait faire quelque chose déjà parce que omar se bat avec ses parentset il es lunatique et son père qui ne lui a pas montrer le bon exemple le 1er jour il a giflé sa femme devant tout le monde en plus

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    1. Juger, je vois bien le mot juger dans ton message. Non, je ne juge pas, je constate que ces hommes qui frappent les femmes sont des lâches, des êtres abjects point final. Et non, Omar ne se bat pas avec ses parents, c'est sa femme qu'il bat et ce n'est pas dû à son "lunatisme", c'est dû à sa religion qui lui apprend que la femme est une moins que rien et qu'il peut en faire ce qu'il veut. J'ai lu ce livre, il y a longtemps et j'en suis encore traumatisée.

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