samedi 24 juillet 2010

David, Michel - La poussière du temps 4 Au bout de la route


Éditions: Hurtubise
Pages:    422
ISBN :    2-89428-881-6

Roman historique québécois

Quatrième de couverture

- Est-ce que vous voulez vendre votre Chrysler, p’pa ?
- En quoi ça te regarde ? le rabroua Maurice, mis de mauvaise humeur par la scène que venait de lui faire sa femme.
- Ben, je serais peut-être intéressé à vous l’acheter si vous demandez par trop cher.
- Je t’avertis, je le donnerai pas. Je veux le vendre au prix de liste, pas moins. Il a presque pas de millage, ce char-là.
- Oui, mais je vous ai entendu dire à m’man que la rouille commençait à le manger. Vous avez même peur que le moteur et la transmission cassent, argumenta Denis.
- Réveille-toi tata ! s’exclama Maurice à mi-voix en prenant un air de conspirateur. C’était pour empêcher ta mère de chialer. Tu la connais : c’est toujours une crise quand je veux changer de char.

Prolifique, Michel David comble ses lecteurs avec le dénouement de la populaire saga La Poussière du temps, déjà vendue à plus de 90 000 exemplaires au Québec.

La vivacité de son écriture et l’authenticité de ses personnages ont reçu l’éloge de la critique et permis à de nombreux Québécois de se reconnaître en ouvrant la porte à un passé… pas si lointain.

L’auteur travaille actuellement sur une nouvelle saga historique dont la parution du premier tome est prévue d’ici la fin 2006.

La conclusion d’une grande saga urbaine,
portrait du XXe siècle québécois.

Alors que les enfants quittent un après l’autre le bungalow du boulevard Lacordaire, Maurice et Jeanne Dionne apprennent à goûter une tranquillité longtemps espérée. Mais le calme sera de courte durée ! Plus que les Jeux olympiques de 1976, les scandales provoqués par le Dr Morgentaler ou le référendum de 1980, ce sont l’approche de la retraite, la maladie, les multiples épreuves des enfants et les sempiternelles colères de Maurice qui déterminent le quotidien du couple maintenant vieillissant.

Les femmes conduisent et occupent un emploi, les gens se marient au palais de justice; pour Maurice et Jeanne, c’est le monde à l’envers ! Et pourtant, la vie suit son cours, inévitablement.

Ce que j'en pense

Déjà rendu au dernier volet de cette superbe saga. Nous sommes en 1974, les années ont filé à une vitesse folle. Les enfants ont grandi et à mesure que défilent les pages, les années avancent.

Maurice est toujours passionné par les « chars », il boit du « coke » à tous les jours et est toujours aussi coléreux.

Les enfants se marient, sont parents à leur tour. À cela s’ajoute la maladie et les décès. Jeanne vit des joies et des peines, les siens vieillissent ainsi que la sœur et le frère de Maurice. À travers l’histoire des Dionne, l’auteur fait un clin d’œil à certains événements historiques, arrivés au fil des années.

À la fin de ce tome, nous sommes en 2003, réunis avec les Dionne et les Sauvé. L’auteur fait un survol rapide de ce qui est arrivé à tout ce beau monde par le biais de Paul qui, au lieu d’écouter l’allocution de son frère, s’est pris à rêvasser aux siens.

Je ferme ce livre avec regret. À travers les personnages, j’ai reconnu un personnage comme Maurice, une tante, une cousine, un frère et surtout une vie de famille avec une mère aimante. Mon intérêt a grandi au fil des pages et des chapitres.

Merci, M. Michel David, vous faites maintenant parti de mes auteurs québécois préférés. Quand je verrai votre nom sur un bouquin, il me sera impossible de passer à côté sans y porter intérêt et en prendre possession.

Un gros coup de  pour cette saga.

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