mercredi 11 novembre 2009

Thibault, Yvon - Le château de Beauharnois



Éditions : VLB Éditeur
Pages :    568
ISBN :     978-2-89649-022-6

Roman historique québécois

Quatrième de couverture

En 1838, à Beauharnois, anglophones et francophones vivent côte à côte, travaillent ensemble, mais la pauvreté grandissante des Canadiens français rend la situation de plus en plus explosive. C’est dans ce contexte tendu que le jeune Jacques Pitre tombe amoureux de Caroline Brown, qui, de son côté, n’est pas insensible au charme du sympathique francophone. Dans ce village canadien dominé par la minorité anglaise, les deux jeunes amants devront composer avec le conflit qui divise leurs communautés respectives pour réussir à vivre pleinement leur amour. Partageant les inquiétudes et les joies au quotidien des deux jeunes amoureux et de leurs familles, le lecteur est transporté dans le Beauharnois de l’époque, alors qu’une nouvelle rébellion s’organise. Sans prendre parti pour les rebelles ni pour leurs adversaires, l’auteur nous décrit plutôt comment, dans le village divisé, chacun doit s’adapter aux événements pour défendre ses idéaux, ses biens, sa vie… et son amour !

Ce que j'en pense

Un roman historique romancé qui nous tient en haleine du début à la fin. Tous les personnages ont vraiment existé. La seule fiction est la romance entre le jeune Pitre et la belle Caroline Brown.

Même si les Anglais sont minoritaires, ils sont les propriétaires de toutes les entreprises et leurs employés sont les francophones qui travaillent pour un salaire ridicule.

Si vous êtes Canadiens, oubliez les fonctions au sein du gouvernement ou une entreprise lucrative, c’est réservé aux Anglais.

Ensuite arrive ce qui doit arriver, la rébellion mais les rebelles manquent leur coup et les Anglais brûlent leurs maisons, les emprisonnent et les passent en cour martiale. D’aucuns ont droit à un avocat, d’autre non.

L’auteur nous raconte ce pan d’histoire sans prendre parti mais moi, je ne peux rester neutre en lisant notre histoire. L’histoire de ces courageux « rebelles », comme ils sont appelés. Est-on rebelle parce qu’on veut conquérir sa liberté ?

On ne peut parler de l’histoire sans parler de l’Église catholique qui refuse aux « rebelles » une sépulture catholique, advenant leur décès.

Je ne peux vous résumer tout ce que j’ai lu mais je vous conseille fortement de lire ce merveilleux roman. Un réel délice.

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