samedi 7 juin 2008

Ouellet, René - Le Sentier des Roquemont 1 Les racines



Éditions: Hurtubise HMH
Pages:    486

Roman historique québécois

Quatrième de couverture

« Le regard perdu dans le lointain, il fixait sur sa droite, comme envoûté, le spectacle formé par le soleil maintenant couché qui avait créé une ligne violacée au-dessus de l'horizon. Les Laurentides ressemblaient à un immense dinosaure nonchalamment endormi. Il désira du plus profond de lui-même que le meilleur puisse arriver à ce jeune couple charmant mais novice dans les choses de la vie. Était-ce l'effet du soleil couchant ? Était-ce le fait de ressasser tous ces souvenirs ? Ou les étincelles de bonheur qu'il avait décelées dans les yeux des nouveaux mariés ? Wilbrod Roquemont pleurait. »

Le fidèle reflet de l'âme d'un peuple qui vit l'évolution du Québec vers la modernité.

1936, Saint-Raymond, comté de Portneuf. Le jour même de son mariage avec Anna Robitaille, la perle rare du canton, Majella Roquemont, jeune homme volontaire et courageux, se voit proposer une offre qu'il ne peut refuser. C'est ainsi que débute l'épopée de Majella qui, pour assurer la survie des siens, ne recule devant aucun défi, aucun métier: arpenteur, bûcheron, draveur, guide, contremaître, entrepreneur forestier, commerçant. La vie est rude, les embûches nombreuses. Le couple jure que sa progéniture ne connaîtra pas les mêmes misères et se promet bien de la pousser vers les études. Que deviendront les petits Roquemont, Charles, Véronique et Paul ?

Ce premier tome du Sentier des Roquemont, c'est la vie quotidienne d'un Québec aujourd'hui révolu mais attachant; un voyage temporel au cœur d'un monde pittoresque, rempli de désillusions et de joies, sans la patine de la nostalgie ou le discours du misérabilisme. C'est un monde en pleine mutation qui découvre l'instruction obligatoire, les allocations familiales, le travail des femmes à l'extérieur du foyer, le tout dans le contexte d'une guerre imminente, et de ses conséquences concrètes sur l'existence de tout un peuple.

René Ouellet a exercé la profession d'avocat pendant plusieurs années avant d'être nommé juge à la Commission des lésions professionnelles. Pour son premier roman, Le Chemin du Printemps, il a remporté en 1993 le prix littéraire français Saint-Exupéry-Valeurs-jeunesse pour la Francophonie.

Ce que j'en pense

Quel merveilleux roman. En le lisant, j'ai pleuré, j'ai ri à gros éclats, je suis passée par toutes les émotions. C'est un peu, beaucoup de notre vie qu'il raconte. Surtout les gens, qui avons un père qui a été bûcheron. À, je ne sais combien d'endroit, j'entendais mon père raconter, ensuite c'était mon frère qui parlait. Je me voyais aussi avec ma mère, attendre impatiemment le vendredi, car mon père et mon grand frère arrivaient du chantier. L'emploi des québécismes ou canadianismes utilisés, pour une québécoise pure laine n'est pas inconnu, je ne suis pas du tout allé voir au lexique. En bonne fille de bûcheron, c'était des termes connus. J'ai dévoré tout d'une traite ce livre.

Pour les ami(e)s outre-mer, même avec l'utilisation de quelques québécisme et canadianisme, je suis certaine que vous allez aimer quand même. C'est la vie de nos parents qui est racontée, leur dur labeur, leur courage et l'entraide qu'il y avait dans ce temps. Une leçon que l'on devrait retenir de nos jours. Comme vous pouvez le constater, j'ai adoré et je vous en conseille fortement la lecture.

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