dimanche 23 mars 2008

Senécal, Patrick - 5150, rue des Ormes


Éditions:  A lire
Pages:     367

Suspense québécois

Quatrième de couverture


"[…] PEU À PEU, VOUS DÉRAPEZ. ET C'EST LÀ L'ART DE PATRICK SENÉCAL: IL VOUS FAIT DÉRAPER, DE FAÇON TRÈS MÉTHODIQUE, DE FAÇON TRÈS FEUTRÉE, DANS UN TOUT AUTRE UNVERS."SRC – Indicatif Présent


5150, rue des Ormes

Il s'appelle Yannick Bérubé, il a vingt-trois ans, il est séquestré au 5150, rue des Ormes, dans la ville de Montcharles, et c'est pourquoi il a décidé d'écrire son histoire.

Or, si son récit débute par une banale chute à bicyclette, la suite bascule rapidement dans l'horreur, car la famille qui le retient prisonnier est loin d'être normale: Jacques Beaulieu, le père, est un psychopathe qui ne jure que par le jeu d'échecs et qui se prend pour le dernier des Justes; Michelle, l'adolescente, semble encore plus dangereuse que son père; Maude, l'épouse et la`mère, est obsédée par le Seigneur et elle obéit aveuglément à son mari. Quand à la petite Anne, elle est muette et ses grands yeux immobiles ressemblent à des puits de néant…

Pour Yannick Bérubé, l'enjeu est simple: il doit s'évader à tout prix de cette maison de fous, sinon il va y laisser sa peau… ou sa raison !

Ce que j'en pense

Tout d'abord, le psychopathe Jacques Beaulieu, le père de famille qui est un chauffeur de taxi. Brrr… il donne froid dans le dos avec sa folie.

Maude, son épouse, femme soumise, qui croit que tout ce qui arrive est la volonté de Dieu.

Michelle, l'ado, très intelligente sait très bien ce qui se passe à la maison. Elle est encore plus perverse que son père.

Anne, enfant non-désirée par le père qui voulait un garçon et que Maude aime pour deux, justement pour compenser le manque d'amour de Jacques.

C'est chez cette famille étrange que Yannick Bérubé demande à téléphoner après sa chute à bicyclette.

Ainsi commence cette macabre histoire, je devrais dire plutôt ce roman noir. D'une page à l'autre, on ne peut deviner ce qui peut arriver, mais ce que l'on sait, c'est que ce sera terrible et plus l'histoire avance, plus la démence s'installe.

À un moment donné, on se dit c'est assez, le pire est passé mais non, Senécal trouve encore à augmenter le suspense.

Un livre avec des mots vulgaires, crus qui nous tient du début à la fin.

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